Arrivée et préparation finale à Tromsø

Le jour J est arrivé. Départ pour Tromsø, d'où je finirai de préparer mon aventure à venir, avant de prendre le bus deux jours plus tard, pour rejoindre Kilpisjärvi.
Le 28/03/2025

En route !

Comme à chaque fois avant un voyage de ce type, la nuit a été courte. Après une soirée marquée par les touts derniers préparatifs chez moi, pour être sûr de ne rien oublier, le réveil m'a sorti du lit très tôt. Direction l'aéroport de Lyon, avec tout mon bazar : sac de voyage, pulka, sac à skis, bagage cabine.

J'ai toujours l'appréhension que quelque chose ne passe pas, ou qu'on m'assassine sur le prix. Comme personne ne semble y comprendre grand chose à comment ça fonctionne pour les bagages supplémentaires hors gabarit, et qu'on m'annonce à chaque fois un tarif différent... Il y a même une fois où je n'ai pas eu à payer tiens !

Heureusement, je suis tombé sur quelqu'un de compétent et tout s'est bien passé. J'ai eu un tarif convenable, dans la moyenne de ce que j'ai d'habitude, et beaucoup plus bas que ce qu'on m'avait annoncé au téléphone.

Les bagages sont chargés, tout est passé, je n'ai donc plus à m'en soucier jusqu'à Tromsø.

Comme d'habitude, la sécurité a été chiante avec moi, à cause de tout le matériel électronique et optique que je transporte.

Pour une fois, j'ai eu un trajet assez direct, car je n'ai qu'une seule escale, à Paris, contre deux habituellement. Je n'aurai donc pas d'arrêt à Oslo où je devrai ressortir tout mon matériel, pour le faire à nouveau embarquer. Je vois mes skis monter à bord de l'avion à Paris. Je suis donc assez serein sur le fait que cette fois-ci, mes bagages arriveront avec moi.

Coucou Tromsø

Les vols se sont bien passés. Nous arrivons à un moment où le soleil perce à travers les nuages, donnant une belle vue sur le pont de la ville.

Je suis content de retrouver Tromsø. C'est la deuxième fois que je viens ici. C'est là que tout a commencé, mon premier voyage nordique, en 2017. Je suis heureux de revenir, de revoir cette ville. Je l'avais beaucoup appréciée et ce séjour m'avait tellement apporté, que ça me rappelle plein de bonnes choses.

Mes bagages sont là et sont livrés parmi les premiers. Direction le bus, pour rejoindre mon Airbnb, avec la petite appréhension de ne pas réussir à y embarquer mes monstrueux sacs.

Juste avant de quitter l'aéroport, le chien des douanes m'a fait une petite frayeur. En passant à côté de moi avec son maître, il a fait demi-tour, pour venir renifler mes affaires pendant un long moment. Le douanier commençait à me regarder avec un air suspicieux. Puis il a fini par laisser tomber. Son maître m'a alors remercié d'avoir laissé faire, puis a continué son chemin. Mes gélules d'oméga 3 qui ont fini par mettre une odeur de poisson dans tous mes sacs peut-être ?

Bref ! En route ! Le bus arrive. Il y a un grand espace à l'arrière, j'arrive à embarquer tout mon bazar. Parfait ! Ce trajet se passe merveilleusement bien pour une fois. Enfin ... jusque là.

Le bus me dépose à 100 mètres de mon Airbnb. Je ne pensais pas que ces 100 derniers mètres allaient être les plus compliqués. Une petite montée, bien raide, bien glissante, avec juste ce qu'il faut de neige pour que ça bloque les roues de mon sac, mais pas suffisamment pour faire glisser la pulka. Après un dernier effort, j'arrive enfin à destination, trempé de sueur. Ça y est, j'ai ma chambre ! Ouf ! Une bonne première étape de faite.

C'est minuscule, pas très propre, mal insonorisé. Je n'ai qu'une lampe de chevet comme éclairage, et un chauffage d'appoint tout petit, qui se coupe dès qu'on touche le câble. Bon ... ça va que je ne vais pas passer quinze jours ici, mais vu le prix que je paye, ce n'est vraiment pas terrible.

Une fois mes bagages déposé et un court repos pris, je sors en ville, pour m'aérer un peu, et me fais un bon burger dans un bar, afin de récupérer de cette longue journée. Le lendemain, il faudra continuer les préparatifs.

Fin de la préparation

Après une bonne nuit de sommeil, il est temps de me remettre au travail et de terminer ma préparation. Courses, pour finaliser les rations, achat de carburant, puis tout empaqueter correctement pour charger définitivement la pulka.

Mais avant ça : petit déjeuner en ville ! Direction la boulangerie sur le port.

Je vais manger de la poudre pendant 12 jours, alors avant, je me fais plaisir et me prends un bon roulé à la cannelle, et un pain au chocolat. Sauf qu'ici, ils appellent ça "chocolatine" ... Sacrilège ! Mais c'est quand même super bon et ça fait du bien !

Je me promène un peu sur le port, parce que c'est assez joli. Je n'ai pas souvenir de cet endroit et ça me semble assez récent. Je pense qu'il ont dû refaire ce quartier depuis la dernière fois. Sur les bancs, on peut lire l'histoire des explorateurs nordiques et de leurs navires. L'idée me plait.

Allez ! Assez trainé. Au boulot !

Je traverse la ville pour aller chez XXL, leur espèce de Decathlon local, pour y trouver du carburant pour mon réchaud. En chemin, je passe par ce grand parc en plein milieu de la ville, dans lequel j'étais déjà venu en 2017. Il est traversé par plein de pistes de ski de fond. Ça doit être trop bien d'avoir ça à côté de chez soi.

Arrivé au magasin, c'est la douche froide : ils n'ont presque plus rien. Pas d'essence blanche, rien, nada. Juste quelques bouteilles de gaz hiver, mais pas suffisamment pour remplacer l'essence qu'ils n'ont pas. Le vendeur est sympa et me montre un autre magasin, juste en face, où ils en auront peut-être. Je m'empresse d'aller voir. Ouf ! Sauvé ! Ils ont tout ce qu'il faut. C'est hors de prix. Ça coûte au moins 30% plus cher que ce que ça vaut en France. Mais tant pis. Je n'ai pas le choix. Je demande au vendeur si à la fin je peux leur ramener le surplus, parce que je prends toujours plus que ce dont j'ai besoin, par sécurité. Il tire un peu la tronche, mais me dit que oui. Il me fait juste comprendre que pour les cartouches de gaz (j'en prends toujours un peu en plus de l'essence, au cas où), il ne pourra pas les peser pour vérifier que je ne les ai pas utilisées. Ok, merci pour la confiance.

Je rentre pour déposer tout ça.

Matbutikken

Je repars aussitôt pour le supermarché pour avoir de quoi terminer mes rations. Je reprends la même formule que la dernière fois niveau alimentation, mais, comme ça n'avait pas suffit à cause du grand froid, je vais rajouter quelques extra. On commence par des soupes miso. Facile à préparer, ça ne pèse rien, et ça me force à boire de l'eau, ce qui n'est pas un luxe vu comme on se déshydrate rapidement dans ces conditions. J'ajoute ensuite de la charcuterie. Pour faire simple, je prends des espèces de saucissons / salamis. Je trouve des toutes petites doses de pâté de foie. Pratique ! Allez hop ! Je prends ! Je trouve de gros blocs de fromage, genre cheddar. Je me prends aussi un pot de beurre de cacahuète. Il me faut du gras, de l'énergétique. Comme avait dit mon guide quand je suis allé au Svalbard : "On n'est pas là pour faire un régime !".

Sinon pour le reste : classique. Je prends du thé, des céréales, des nouilles chinoises instantannée, des barres de céréales en veux-tu en voilà, du chocolat, de la pâte d'amande, des graines, genre amandes, noix de cajou, des fruits secs... Pour le reste, les repas et les desserts lyophilisés, je suis venu avec dans mes bagages. Je sais que nos petits plats bien français, genre fondue aux 3 fromages, feront du bien au moral.

Je suis content parce que mes longues heures passées sur l'application Duolingo pour apprendre les bases du norvégien m'ont été utiles. J'ai moins lutté que d'habitude pour m'y retrouver au supermarché. Alors bien sûr, je suis très loin de parler la langue, mais le peu de vocabulaire que ça m'a apporté m'a permis de "boucher les trous".

Je passe ensuite une bonne partie de mon après midi à préparer tout ça, pour avoir autant que possible un paquet par jour.

La touche finale

Maintenant que j'ai tout, il me reste à finaliser et vérifier. Je commence par le réchaud, pour m'assurer que tout fonctionne bien et ne pas recommencer les péripéties de 2022.

Je m'attaque ensuite au chargement final de Gertrude. J'arrive à un résultat satisfaisant en fin d'après-midi. Eh bien ... on dirait que cette fois-ci tout est bon !

Je retourne en ville pour me faire un dernier bon repas, avant de manger du lyophilisé pendant presque deux semaines. Je mise cette fois-ci sur les pâtes au gorgonzola avec une bonne pièce de viande.

Je me retrouve à côté d'un couple de jeunes japonais qui font leurs stars. Vas-y que ça se prend en photo sous tous les angles en prenant bien le temps de faire une pose pas naturelle du tout avant. Et vas-y que ça se regarde des vidéos avec le son à fond comme s'il n'y avait personne autour. Je vais être bien, seul, loin de tout ça le lendemain. Oui je sais, je commence à être un vieux con. J'assume.

Retour au Airbnb. Je fais un tout dernier test pour m'assurer que les communications fonctionnent bien.

Je rencontre la propriétaire. Je suis surpris. On dirait une ado. Et je pense que je ne suis pas loin de la vérité. De ce que je comprends, les parents ont la maison d'à côté.

Bref ! Tout est prêt, je suis prêt, il ne me reste plus qu'à aller me coucher. Demain, ce sera le grand jour, le vrai !

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faut pas croire ce que disent les journaux