Préparation
On ne change pas une équipe qui gagne
Me voici donc lancé dans mon 4ème trek hivernal en solitaire. Alors à force, je commence à être rodé. Je ne vais donc pas changer grand chose à mon organisation par rapport à la fois précédente.
Cependant, je cherche à chaque fois à corriger ce qui doit l'être, pour améliorer mon confort et surtout ma sécurité.
Après mon retour du Finnmarksvidda, j'avais noté quelques pistes. La première chose qu'il était indispensable de changer, c'était mes chaussures de ski. Le fait de ne pas avoir de chausson amovible était problématique pour les conditions dans lesquelles j'évolue. S'il fait -25, le matin, on met le pied dans une chaussure à -25, et il n'aime pas... J'ai terminé avec des gelures. Superficielles, certes, mais c'était une bonne alerte quand même.
J'ai longuement hésité, ne trouvant pas de solution idéale. J'ai même fait un achat inutile, en achetant de nouvelles bottes grand froid et en envisageant de changer les fixations de mes skis. Mais j'ai finalement changé de stratégie. Trop tard pour retourner les bottes. Tant pis, elles me serviront pour d'autres choses.
Mon choix s'est porté sur une des rares paires de chaussures grand froid compatibles avec mes fixation de skis actuelles et qui ont des chaussons amovibles. Heureusement, je suis tombé sur une bonne promotion, sur un site qui vidait probablement son stock de ce produit trop spécialisé pour lui. Me voilà donc équipé d'une paire de Baffin Guide Pro 3.
Elles sont super chaudes, elles sont prévues pour aller jusqu'à -70. C'est même bien trop chaud pour quand je serai en effort. Il va falloir réguler. Mais le soir et le matin, en statique, ça devrait être royal.
Autre avantage : elles sont très confortables. J'ai l'impression d'être dans un chausson. Mais cela a un inconvénient : elles permettent un contrôle moins précis du ski. N'étant pas un grand skieur mordu de vitesse et de descente, je devrais pouvoir m'en accommoder.
Elles ont un autre inconvénient... qu'est-ce qu'elles sont moches... 😅 Ou plutôt, elles ne s'accordent pas du tout avec le reste de mon équipement. Mais bon... tant pis, l'esthétique n'est pas mon objectif premier.
Le planté de bâton
La dernière fois, j'avais trouvé miraculeusement à Alta juste avant mon départ, un paquet de huit piquets à neige de 50cm de long.
C'est tellement pratique ! Tu plantes, ça tient ! Même dans de la neige légère. Pas besoin de tasser, creuser, enterrer, tasser à nouveau, comme avec mes anciens petits piquets et ancres à neige MSR.
Donc pour cette fois-ci, même si ça m'a coûté deux fois plus cher que quand je les ai achetés à Alta, je m'en suis commandé un deuxième paquet pour n'avoir plus que de ça.
Ça devrait me faire gagner du temps et de l'énergie au moment de monter et défaire le camp.
La fondue à l'eau
Si vous avez suivi mes aventures précédentes, vous devez savoir que le soir, je passe un temps monstre à faire fondre de la neige, pour avoir de l'eau afin de manger et boire, puis pour la stocker dans des thermos pour le lendemain.
Cela fait plusieurs fois que je lorgne sur une popote de la marque Jetboil, qui semble plus optimisée que la mienne en titane. Ils annoncent un temps de cuisson divisé par deux.
À force de l'envisager, j'ai fini par craquer. J'ai fait des tests dans tous les sens. Et même si l'un d'entre eux m'a bluffé par sa rapidité de chauffe, on est plutôt sur un gain d'un tiers. Donc sans surprise, moins que ce qui est annoncé par le constructeur, mais je prends quand même !
Le test bluffant de rapidité n'est pas complètement concluant car il est difficile à mettre en œuvre et l'ensemble popote + réchaud est très instable.
Petit coucou quand même à ceux qui disent dogmatiquement que Jetboil, c'est de la m*rde et que ce n'est que du marketing.
Vendre la peau du phoque
Autre tentative d'optimisation : les peaux de phoque. Depuis le début, je me traîne avec des peaux intégrales sous mes skis. En montée, c'est royal, je pose tous les nordiques qui eux montent en canard. Par contre, sur le plat, c'est l'inverse.
J'ai donc voulu tester les demi peaux, puisque mes skis le permettent.
Mon premier test n'a pas vraiment été concluant. Sur le plat, pourquoi pas. Mais en montée, c'est l'enfer. Ça n'accroche pas suffisamment, avec la pulka qui tire derrière.
Comme elles sont légères, je vais tout de même les prendre avec moi et j'adapterai selon le terrain.
Z
Dernier changement de taille, mais qui ne concerne pas le trek en lui même : après 10 ans de bons et loyaux services, j'ai décidé de mettre mon bon vieil appareil photo à la retraite. Je l'ai remplacé par un petit jeune, un hybride, son descendant direct : le Nikon Z6iii.
Je n'ai pas trop de doute sur sa qualité d'image, puisque c'est une version très modernisée de mon bon vieux D750. En revanche, je suis plus inquiet quant à la longévité des batteries, étant donné qu'il est bien plus bourré d'électronique.
On verra ça prochainement. Et d'après les rumeurs, j'aurais peut-être réussi à caser le D750 dans mes sacs, pour avoir un boîtier en paysages et l'autre en animalier 🤩
Préparation physique
Afin d'être plus à l'aise dans ma pratique, j'ai décidé depuis l'été dernier de me remettre plus intensément au sport et de m'inscrire dans une salle pour faire du renforcement.
Difficile d'être régulier quand il faut gérer ça en plus du boulot à plein temps, plus la gestion de mon activité de photographe et la préparation de mon expédition. Je n'ai donc pas progressé autant que je l'espérais, mais ça devrait tout de même m'apporter un petit quelque chose.
Répétition générale
Après une petite sortie toute simple en sac à dos au Charmant Som fin décembre, pour me remettre dans le bain, je me suis lancé dans une grande répétition générale dans le Vercors début février.
Ça m'a permis de tester tout ça et de trancher sur certains choix. Par exemple, terminé pour les cordes finalement. Je reviens au brancard pour tracter la pulka. Les cordes, c'est bien gentil quand c'est tout plat, mais quand il y a de la descente, surtout escarpée, c'est une catastrophe.
J'ai fait une un peu trop grosse journée lors de cette sortie. J'ai fini épuisé et le moral dans les chaussettes. Une bonne piqûre pour me rappeler qu'il est directement branché sur la fatigue, et aussi sur la faim.
J'ai tout de même retrouvé la pêche quand j'ai vu le beau coucher de soleil et la belle nuit qui s'offraient à moi 😊

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